Les types de voilier de plaisance par Yannick Dacheville

Un voilier est un bateau composé de pièces de tissu avec une ou plusieurs coques et d’un gréement constitué d’un mât qui porte les voiles servant à le propulser le bateau, grâce à la force du vent.

Il désigne le premier moyen de transport utilisé depuis de nombreuses années pour parcourir de longues distances. Il est également utilisé pour la pêche en mer, les batailles navales et d’autres activités militaires. Il est utilisé à d’autres fins après la révolution française, tels que la voile sportive, la navigation de plaisance, etc.

Les catégories de navire de plaisance et les exigences de sécurité avec Yannick Dacheville

Les voiliers sont généralement composés d’une (monocoque) ou plusieurs coques (multicoque), d’un gréement avec au moins un mât portant la ou les voiles. Les multicoques (Catamarans, Trimarans, etc.) atteignent des performances inaccessibles au monocoque avec un plus au niveau du confort, de l’élégance, de la rapidité et de la stabilité.

Yannick Dacheville a constaté que la navigation de plaisance en voilier est une activité très pratiquée pour les loisirs, tels que des sorties de courte durée, des croisières ou des régates de détente. Ils privilégient le confort et la sécurité des passagers.

Les bateaux de plaisance sont classés selon quatre catégories bien distinctes, dont la première (A) concerne les navires conçus pour la navigation en haute mer (autosuffisants), pour de grands voyages où le vent peut dépasser la force 8 et les vagues de 4 m de hauteur.

La deuxième (B) touche ceux construits pour la navigation au large des côtes avec des vents atteignant toujours la force 8 et les vagues de 4 m de hauteur.

La catégorie C est attribuée aux embarcations conçues pour la navigation près des côtes, dans les grandes baies, dans les grands estuaires, dans les lacs et dans les rivières avec des vents de force 6 et des vagues de 2 m de haut.

La dernière catégorie (D) s’applique à celles construites pour la navigation en eaux protégées, dans des eaux côtières protégées, dans de petites baies, de petits lacs, de petites rivières et de petits canaux où la force du vent est de 4 et où les vagues sont occasionnelles avec une hauteur de 0,5 m.

Les navires de plaisance doivent posséder un matériel d’armement et de sécurité différents selon la distance à un abri (basique, côtier ou hauturier).

Accédez au site de Yannick Dacheville ici.

La sécurité des plaisanciers est le souci numéro 1 des autorités, c’est pourquoi 4 axes de travail sont retenus, dont la simplification et la clarification des documents, l’adaptation aux dernières innovations, la cohérence des moyens de communication vers les CROSS et la responsabilisation des pratiquants.

Quelques notions sur la navigation nautique de plaisance sont ainsi présentés pour une parfaite clarification.

Le chef de bord est chargé de la conduite du bateau, de la tenue du journal de bord, du respect des règlements et de la sécurité des personnes embarquées en collaboration avec les autres membres d’équipage.

Un abri est un endroit de la côte où toute embarcation accompagnée de son équipage peut se mettre en sécurité en mouillant, atterrissant ou accostant et repartir sans assistance. Il dépend des conditions météorologiques, des caractéristiques et du type.

Une dotation de sécurité supplémentaire s’applique aux navigations au dessus de 60 milles d’un abri en vue de garantir la sécurité des plaisanciers de grand voyage ou de croisières.

La dotation semi-hauturière s’applique à partir de 6 milles d’un abri et la dotation hauturière à partir de 60 milles.

Yannick Dacheville (suivez ce lien pour plus de détails) précise qu’un émetteur récepteur VHF est obligatoire pour les navigations au delà de 6 milles d’un abri pour assurer la capacité de communiquer quelque soit le besoin.

Les VNM (pouvant embarquer au moins 2 personnes) peuvent naviguer jusqu’à 6 milles d’un abri.

La charge maximale du navire doit être conforme et respectée par le chef de bord.

Le matériel réglementaire pour les navigations de plaisance

Les exigences en matière de matériels règlementaires ne sont pas négligeables (12 différents types de matériels de sécurité).

Le moyen de repérage lumineux peut être une lampe torche étanche, un genre de lampe flash ou un cyalume avec une autonomie d’au moins 6h de temps, à condition que le dispositif soit compatible à chaque équipement individuel de flottabilité ou porté par chaque personne à bord.

Le moyen de montée à bord pour une personne tombée à la mer et le dispositif coupant l’allumage ou les gaz en cas d’éjection du pilote font partie des obligations du constructeur des VNM et des barques à barre franche de plus de 4,5 kW. Le chef de bord est chargé de les mettre en œuvre en cas de besoin.

Une ligne de mouillage est exigée pour tous les types sauf pour ceux présentant une masse vide inférieure à 250 kg avec une puissance propulsive inférieure ou égale à 4,5 kW. Un compas magnétique ou un dispositif de positionnement par satellite pouvant assurer la fonction de compas est obligatoire sur les navires de plaisance, qu’ils soient à voiles ou à moteur. Une installation VHF est essentielle dans le cadre de la dotation hauturière, mais n’est souvent pas équipée de la fonction d’appel sélectif numérique (ASN).

Un journal de bord est de rigueur dans le cadre de la dotation semi-hauturière avec libre choix du format. Une trousse de secours est indispensable dans le cas d’une dotation semi-hauturière à partir de 6 milles d’un abri avec un léger changement dans sa composition. Un dispositif lumineux fixe est aussi obligatoire dans la dotation semi-hauturière à partir de 6 milles d’un abri, car il permet de rechercher un homme à la mer de nuit.

Dans la dotation hauturière à partir de 60 milles d’un abri, il faut absolument mettre une radiobalise 406 marinisée avec localisation de sinistres. Une VHF portative est aussi primordiale. Et enfin, une embarcation aussi éloignée d’un abri doit absolument être munie d’un radeau de survie de type (l) avec la norme ISO 9650.

Tout ce qu’il faut savoir sur Yannick Dacheville ici.

Fiche technique de quelques voiliers de plaisance

De nombreux bateaux de plaisance ornent les côtes du monde entier.

Sheena est le nom d’un voilier âgé d’une centaine d’année avec 8,50 m de long et 50 m² de voilure. Il est l’un des derniers bateaux de sa série à encore exister. Il se trouve dans le port du Havre (Seine-Maritime) et est toujours en parfait état, grâce à quelques passionnés de navigation nautique. Il fait partie des 80 bateaux sauvés par l’association nationale Amerami et est déclaré monument historique.

Yannick Dacheville présente aussi le Bi-Loup 90 qui est un solide monocoque de croisière habitable. Il a été construit sur le chantier Wrighton Yachts en France par l’architecte naval Richard Wrighton. Il est composé de 2 quilles, grée en Sloop fractionné et mesure 8,9 m de long. Il est lancé en 2014 avec une longueur à la flottaison de 7,70 m, une largeur de 3 m, un tirant d’eau de la version standard de 1,10 m, une masse du lest de 1 200 kg et un déplacement lège de 3 000 kg.

Sa conception est régie par la catégorie CE maxi B avec un nombre de personnes maxi D et une jauge en douane de 8,290 tx. Sa coque est faite en Polyester et la puissance maxi de sa motorisation est de 14 CH avec un volume de carburant de 40 L. Ses 2 cabines bénéficient d’une hauteur sous barrot de 1,88 m avec un nombre de couchettes d’environ 7 et un volume d’eau douce de 200 L. La surface de sa voilure est de 51 m².

Le Nouveau Monde, lancé en 2017, est un monocoque de croisière construit par le chantier naval Olbia, en France, par l’architecte Jean Pierre Brouns. Il mesure 8,90 m de long avec une largeur de 3 m, un déplacement lège de 3 901 kg et une masse du lest de 1 126 kg. Il compte parmi les classes A et comprend un type d’appendice Bi-quille avec des matériaux de la coque en aluminium et un maximum de 2 cabines. La surface de la voilure au près est de 57 m², la surface Grand-voile est de 26 m² et la surface voile d’avant est de 32 m². Il bénéficie d’une motorisation avec un type de transmission moteur Sail-Drive.

Le Kelt 8.50 DI, de classe A, est un monocoque de croisière construit sur le chantier naval Kelt, grée en Sloop fractionné par l’architecte Gilles Vaton. Il mesure 8,5 m de long avec un tirant d’eau de 1,62 m et est produit en 587 exemplaires en 1983. Sa longueur à la flottaison est de 7,50 m avec une largeur de 3×10 m, un déplacement lège de 2 800 kg et une masse du lest de 1 200 kg.

Il dispose également d’un type d’appendice avec une dérive pivotante, des matériaux de coque en Polyester et d’une surface de voilure au près de 44 m², décrit Yannick Dacheville. Les cabines, maxi 2 avec 6 couchettes, sont d’une hauteur sous barrot de 1,85 m avec un volume d’eau douce de 150 L. La puissance de la motorisation est de 15 CH pour un volume de carburant de 45 L.

Le Sun Odyssey 440 est un bateau de croisière habitable construit sur le chantier naval Jeanneau en France par l’architecte Philipe Briand et le designer Piaton Bonet. Il mesure 12,64 m de long et a été lancé en 2017. Il dispose d’une largeur de 4,29 m avec un tirant d’eau de la version standard de 2,20 m, un déplacement lège de 8 561 kg et d’une homologation de conception CE de catégorie A.

Sa carène est de type appendice Quille fixe avec 2 safrans et sa voilure au près mesure 90,30 m². Yannick Dacheville révèle que sa motorisation bénéficie d’un moteur de marque Yanmar avec une puissance de 45 CH et un volume de carburant de 200 L.

Le Bavaria C65 (grée en Sloop) est un monocoque de croisière habitable, conçu par le chantier naval Bavaria Yachts (en Allemagne) et l’architecte Cossuti de la latlia YD Team. Il mesure 19,45 m de long avec une quille fixe et un tirant d’eau de 2,65 m. Sa longueur de flottaison est de 17,90 m avec une largeur de 5,40 m, un tirant d’eau de la version standard de 3,50 m, un déplacement lège de 25 000 kg et une masse du lest de 6 500 kg.

Il bénéficie en plus d’une homologation de conception CE de classe A. Il dispose également d’une carène avec un type d’appendice Quille fixe avec des matériaux de coque en Polyester, un type de barre « double barre à roue » et d’un safran pour un volume d’eau douce de 1 300 L. La surface de sa voilure au près de 213,30 m², la surface Grand-voile est de 118 m², la surface voile d’avant est de 77 m² et la surface gennaker mesure 288 m².

La Hauteur du point de drisse du foc au pont est de 25,50 m, la longueur entre le mat et le point d’amure du foc est de 7 m, la longueur du guindant de GV est de 24 m et la longueur de la bordure de GV est de 8,10 m. Sa motorisation bénéficie d’un moteur de marque Yanmar avec une puissance de 110 CH, un type de transmission moteur Sail-Drive et un volume carburant de 900 L.

Yannick Dacheville fait découvrir aussi le Dufour 520 Grand Large, un monocoque de croisière construit par le chantier Dufour Yachts en France avec l’architecte naval Felci. Il est grée en Sloop fractionné avec une Quille fixe et mesure 14,75 m de long pour un tirant d’eau de 2,30 m. Il dispose d’une largeur de 4,80 m, d’un déplacement lège de 15 245 kg, d’une masse du lest de 4 042 kg et d’une homologation de conception CE de catégorie A. La surface de sa voilure est de 130 m² pour une motorisation d’une puissance de 75 CH et d’un volume carburant de 500 L.