Technologie : bientôt des voiliers de plaisance autonomes ? Yannick Dacheville répond

Le bassin de Brest a récemment accueilli la 6ème coupe du monde des voiliers autonomes. Cette compétition a réuni beacoup de monde, notamment des scientifiques, des universitaires et des personnes passionnées par la nouvelle technologie. A l’issue de cette coupe du monde, une conférence internationale s’est tenue sur la robotique marine durant les quatre jours de compétition. Enquête de Yannick Dacheville concernant ces petits bijoux sillonnant la mer.

Un robot voilier de plaisance, pourquoi faire ? Réponse de Yannick Dachevile

Les applications et les intérêts concrets sont multiples pour ces voiliers de plaisance robotisés présentés par Yannick Dacheville. On peut citer par exemple la prise des mesures océanographiques ou la surveillance de pollution de la mer et de ports susceptibles à des attaques étrangères.

Ils ont la capacité de naviguer à de très grandes distances pour travailler à la place d’un humain et de revenir avec les données nécessaires grâce à leur automatisme. Dans les missions à haut risque, la perte de vie humaine est très limitée, voire nulle.

C’est le cas lors d’un tsunami puisque ces voiliers autonomes peuvent relever des données météorologiques dans les hautes mers et cela quelle que soit la condition de la météo. Ils peuvent aussi effectuer des opérations de secours sans mettre la vie d’un autre secouriste en danger, explique Yannick Dacheville, passionné de voilier de plaisance.

L’utilisation de ces petites merveilles est également faite pour les personnes ayant une mobilité réduite, mais qui aiment voyager dans cette vaste étendue d’eau. Les voiliers de plaisance robotisés peuvent ainsi être d’une grande aide.

Cette nouvelle technologie est bien plus qu’une simple découverte pour les scientifiques puisque les voiliers automatisés ont la capacité d’étudier les glaciers tout en mesurant leur fonte. Pour les ostréiculteurs, ils peuvent les avertir lors d’une naissance d’algues toxiques.

La seule contrainte est de savoir comment vont réagir ces embarcations pour faire face à une mer déchainée. Vont-elles tenir le coup ? Bien qu’elles soient utiles, les scientifiques ont quand même quelques doutes quant à leur résistance puisque les avaries peuvent arriver rapidement sans intervention humaine.

Concernant les coupes du monde

Chaque bateau doit faire de façon autonome quelques douzaines d’épreuves pour être classé robotisé. Il doit éviter des obstacles, tenir en mer, remorquer quelque chose et faire la fameuse course de voiliers de plaisance. Ces derniers-nés de la technologie s’affrontent en effet dans de nombreux domaines.

Le seul hic de cette compétition est la différenciation ! La catégorisation reste difficile pour les juges puisqu’il n’est pas rare de comparer un voilier de plaisance autonome ayant une longueur de 4 mètres et un mini voilier d’à peine un mètre. La comparaison reste ainsi compliquée !

Une équipe espagnole et son bateau Vaimos ont d’ailleurs remporté cette 6ème coupe du monde des voiliers robotisés.

En bref, l’autonomie d’un bateau doit commencer par l’autonomie énergétique, qu’il soit conjugué avec un minimum de confort et cela, quels que soient son usage et sa taille selon les articles de Yannick Dacheville sur les voiliers de plaisance.